L’exploration spatiale, une révolution pour les transports ?

Un vol Paris-New-York en seulement 30 minutes ? Ce sera peut-être un jour possible grâce à la BFR. Cette technologie conçue pour le voyage spatial pourrait rentrer dans notre quotidien.

Paris-New-York en 30 minutes. Los Angeles-Toronto en 24 minutes. Hong-Kong-Singapour en 22 minutes. Ces durées de trajet paraissent absurdes mais elles pourraient un jour devenir réalité. C’est en tout cas le souhait d’Elon Musk. Le fondateur de SpaceX et Tesla veut révolutionner les transports grâce à son expérience de l’exploration spatiale.

BFR : de la Terre à Mars en passant par la Lune

La BFR, Big Falcon Rocket (ou Big Fucking Rocket) a été présentée au Australie en septembre 2017. Développée à partir des lanceurs réutilisables de SpaceX, le véhicule pourrait un jour remplacer les avions. Son principe est simple. La BFR monte en orbite de la Terre pour la longer à 27 000 km/h. Ce qui permet de réduire considérablement les durées de parcours. Et ce nouveau moyen de transport a d’autres atouts.

La Big Falcon Rocket est conçue à partir de technologies dédiées à l’exploration spatiale. Ainsi, la BFR sera en mesure de voyager vers la Lune ou Mars. Deux destinations de choix pour vos prochaines vacances ! Ce projet est donc l’un des plus ambitieux depuis les premières tentatives de véhicules volants. Et il pourrait être accessible à tous.

BFR : quel prix pour la révolution des transports ?

L’une des volontés d’Elon Musk avec la BFR est de permettre son utilisation au plus de monde possible. Ainsi selon lui, une place à bord de la Big Falcon Rocket devrait coûter aussi cher qu’un billet d’avion. Soit entre 400 et 800 euros, en s’appuyant sur les tarifs des vols long-courriers. A priori cela semble attractif, d’autant plus que la BFR embarquerait 80 à 200 passagers par vol. Néanmoins, tout n’est pas noir ou blanc.

La BFR ne possède pas encore de moteur propre. Fonctionnant sur le modèle d’une fusée, elle ne brille pas par son respect de l’environnement. Néanmoins pour s’en assurer il faudra attendre des chiffres concrets. Ils permettront une comparaison avec la pollution produite par l’aviation de nos jours. De plus, la mise en service de la Big Falcon Rocket prendra certainement une dizaine d’année au minimum. Soit le temps de rendre certaines de ses technologies obsolètes. La BFR n’est donc pas parfaite mais nous montre ce à quoi pourraient ressembler les transports de demain. Comme quoi parfois il est bon d’avoir la tête dans les étoiles…

Olivier Menguy

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